James Bond 2.0

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Il y a cinquante ans, un héros d’un nouveau genre faisait son apparition sur les écrans de cinéma. James Bond, incarné par un Sean Connery resplendissant, allait conquérir le cœur de ces dames, briser les complots les plus machiavéliques fomentés par les plus grands psychopathes de la planète, et, bien sûr, défendre l’honneur de sa Royale Majesté pendant plus de cinquante ans. Pour le plus grand plaisir de ses fans.

Et dieu créa… Q

Personnage hors du commun né de l’imagination de Ian Fleming, le Bond cinématographique s’est peu à peu transformé en grand consommateur de gadgets les plus fous, de la montre fax à la voiture téléguidée depuis un smartphone. En cela, il se rapprochait d’héros plus cathodiques, comme ceux de Mission impossible ou d’A la conquête de l’Ouest, séries télévisées qui connurent un succès indéniable, plus dû à l’inventivité de leurs héros qu'à la qualité de leurs scénarios.
Dans cette quête du gadget le plus extraordinaire, James Bond fut épaulé par un personnage hors du commun, dénommé Q. Entouré d’une équipe d’inventeurs déjantés, c’est Q qui, au hasard des nombreux retours de missions de 007, lui fournit ces armes et gadgets un peu particuliers qui font de Bond un espion pas comme les autres.
Mais en quelque cinquante ans, la distance qui sépare l’avancée technologique de Bond de celle dont dispose le commun des mortels semble s’être peu à peu réduite. La technologie des espions britanniques arriverait-elle à la portée de M. Tout-le-monde ?

Félix Baumgartner, l’espace en parachute

Premier exemple de cet apparent affranchissement des distances technologiques, le saut extraordinaire de Félix Baumgartner, le 14 octobre dernier. Souvenez-vous de ce parachutiste autrichien, de son ascension à plus de 39 000 mètres à bord d’une cellule reliée à un ballon, suivie d’un saut en parachute en combinaison de cosmonaute… Le budget de l’opération Red Bull Stratos, estimé à près de 50 millions de dollars, un montant certes éloigné des bourses de M. Tout-le-monde mais qui reste de trois à quatre fois inférieur à ce qui se pratiquait jusqu’alors dans le cadre de la conquête spatiale.
Cette réduction drastique des coûts dépensés pour envoyer un être humain se promener dans l’espace, si on fait abstraction des risques du trajet retour, est un gigantesque bond en avant vers la démocratisation de l’espace : si une marque de boisson énergisante peut se le permettre, alors demain un voyagiste en quête de visibilité le proposera, à un coût encore moindre, et ainsi de suite. Dans cinquante ans, tout au plus, nos enfants iront passer le week-end dans l’espace…
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